L'étude des références grecques dans la culture viennoise de 1800 à 1900, permet de voir la culture de la Mitteleuropa sous un jour nouveau. La culture viennoise des Lumières est romaine et catholique contre-réforme, la Grèce n'est présente qu'à travers sa postérité romaine et la Renaissance italienne. A l'époque de Freud, malgré la rupture de tradition culturelle provoquée par la réforme du système de l'enseignement secondaire sur un modèle humboldtien de 1849, les références grecques restent rares dans la culture viennoise de tradition habsbourgeoise. Si les références à la Grèce ancienne ont d'abord permis à Freud de se démarquer de la culture viennoise baroque et romaine, son ultime parcours l'éloigne de l'Acropole et le ramène à la loi sinaïtique. Ce n'est pas un retour au religieux mais la recherche de nouveaux fondements de l'éthique et de la rationalité scientifique à l'heure où la civilisation européenne s'effondre. Et Freud s'interroge sur Moïse : juif et ou égyptien, à l'ori
Date de publication07 mai 2002
DistributeurDILISCO
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché
Marque EditorialePUF
Livre de pocheOui
Nombre de pages320
Notes bibliographiques
Jacques Le Rider, directeur d'études à l'École pratique des Hautes Études, section des sciences historiques et philologiques, a publié aux PUF Le cas Otto Weininger (1982), Modernité viennoise et cris