Qu'ils aient combattu au Viêt-nam pour ou contre le communisme, des milliers de jeunes hommes ont connu l'étrange fraternité de l'angoisse et d'une bien silencieuse espérance.
Ils se nomment Tran ou Charly, Bao ou Brian. Certains ont appartenu au corps des Marines, de la Navy, de la First Cav ou du Big Red One américain. D'autres étaient soldats de l'Armée sud-vietnamienne sous l'autorité des généraux Ky et Thieu, d'autres encore Viêt-congs et bo-doi, guérilleros du Sud ou soldats de l'armée régulière du Nord-Viêt-nam. Quelque soit leur camp, ces jeunes guerriers ont enduré les mêmes souffrances, côtoyé la même mort, gardé les mêmes blessures.
Loin des statistiques, au-delà des noms gravés dans la pierre ou sur des plaquettes d'ancêtres, sous l'anonymat des corps perdus, Jacques Danois raconte, alliant la pudeur à la vérité crue, comment le destin a fait de ces ennemis de combat des frères d'infortune. Grand reporter à RTL, il a suivi sur le terrain la guerre du Viêt-nam