Comme le « comte Eric Oswald Marc Hans Carl Maria von Stroheim und Nordenwall » n'était qu'une invention d'Erich Stroheim, né à Vienne en 1885 d'une famille de juifs pratiquants, le nom de « Jakob van Hoddis » n'est là que pour un autre nom, celui de Hans Davidsohn, né à Berlin en 1887 d'une famille juive traditionnelle. Stroheim émigrera dès 1909 aux États-Unis, moins chanceux Hoddis demeura en Allemagne jusqu'à la fin.
Il faut revenir aux sources : à ce Berlin du Nouveau Club et du Cabaret Néopathétique, des revues Der Sturm et Die Aktion. Il faut revenir au geste totalement novateur que représenta, dans un Reich férocement militariste et matérialiste, la publication du poème Fin du monde de Hoddis et de ceux qui suivirent dans les années avant la catastrophe. Les deux premiers poèmes de Hoddis ont paru en janvier 1911 ; le dernier de son vivant, Der Idealist, a paru en décembre 1918 dans la revue Dada. En tout, 48 poèmes. Un choix en est repris dans le recueil Fin du monde (Der ro
Date de publication05 septembre 2013
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché