« Un visage lao-khmer, thaï, birman, indonésien, moluquois s’est solidifié en moi, minéral, doux, très mat, très sombre, très lumineux - pommettes puissantes, rondes, bouche extra-large, épaisse, nez cambré, narines vastes, yeux de rêve noir, chevelure noire et longue -, et j’ai grandi par lui, grâce à lui, poussant autour de lui, trouvant dans sa contemplation mon terreau, mes racines, ma croissance, mon tronc, mes branches, et maintenant ma floraison, mes feuilles, toutes ces feuilles que voici, indissociables de lui, reliées par lui.
Et c’est vers ce visage que j’irai toujours. »
Qu’arriverait-il à Paul Gauguin aujourd’hui ? Non pas le peintre postimpressionniste né en 1848 qui trouva refuge en Polynésie, mais un autre Paul G