« Ta mère et moi nous sommes aimées comme s’aiment les deux couleurs du panda, la bouche et le baiser, le fou et sa folie. On nous appelait Maudéfanny, en un seul souffle. Je te souhaite de connaître un jour une si belle et fatigante amitié. Peut-être as-tu déjà rencontré ta Maud à toi, dans ton école ? Si ce n’est pas le cas, garde les yeux bien ouverts. Qu’elle soit rousse, grosse ou bleue, tu la reconnaîtras entre toutes. »
Quand sa fille et son gendre décident de placer Fanny, 82 ans, en maison de retraite et de la déloger de la rue Dante, c’est toute son existence qu’elle doit ranger : les haïkus de son grand amour Pierre, les Bulletins de l’Institut des Petites Soeurs où est née sa relation incandescente avec Maud, La vie illustrée de Thérèse d’Avila