Chaque année, lors de rassemblements grandioses, les fêtes johanniques d'Orléans commémorent la libération de la ville en 1429 par sainte Jeanne d'Arc. À cette occasion, une jeune fille est choisie pour figurer l'héroïne de la cité, une expérience qui se révèle fondatrice.
« Être Jeanne structure une vie. Avoir été Jeanne a renforcé en moi cette idée que l'on se doit aux autres », affirme la Jeanne 1968, cinquante ans après sa chevauchée dans Orléans. « En France, Jeanne d'Arc est un remède à la désespérance, explique celle qui a été sélectionnée en 2002. Elle nous rappelle que rien d'héroïque ne s'accomplit sans une fidélité quotidienne dans les petites choses. » « Ce qui me touche le plus, c'est son courage, son humilité, sa loyauté envers son pays », renchérit Mathilde, qui a revêtu l'armure en 2018.
À travers le témoignage de ces « Jeanne », les rappels historiques et une immersion dans ces fêtes uniques au monde, c'est la figure d'une grande sainte et son