« Tout le monde sait que les sociétés esclavagistes sont formées de maîtres blancs originaires du continent européen et d'esclaves noirs importés d'Afrique. Mais le fonctionnement concret de la société esclavagiste française est peu connu. Grâce à des sources inexplorées - des milliers d'actes notariés conservés aux archives de la Guadeloupe - , cet ouvrage nous restitue la vie quotidienne des esclaves et la pratique de l'esclavage dans la France d'Outre-mer à la veille de la Révolution. Apparaît aussi la complexité des relations entre Blancs et Noirs, qui donne naissance à un important métissage. Il aboutit à la création d'une classe juridique à part : les « libres de couleur », qui ont la particularité de posséder des esclaves. C'est donc une société complexe que la vague révolutionnaire venue de France bouleverse. Pendant les premières années de la Révolution, la société coloniale est maintenue. Mais les révoltes se multiplient jusqu'au décret du 4 avril 1792, qui donne la citoyenne