En 1931, lorsque Pétain et Laval se rendent à New York, l'ambassadeur français, Claudel en personne, y voit la promesse que les valeurs libérales seront sauvées en France... Ainsi naissent ce qu'il est convenu d'appeler les « malentendus transatlantiques », qui, dix ans plus tard, conduiront les Américains à se méprendre du tout au tout sur le régime de Vichy et à se méfier davantage de De Gaulle que de Pétain. Retraçant avec allégresse et mordant les premières réactions américaines à la chute de la France devant les armées de Hitler, Mehlman montre que, vu d'outre-Atlantique, les Français semblaient passablement piteux. Mais qu'en était-il de la communauté française émigrée de New York ? Contrairement à ce qu'on imagine souvent, elle était moins faite de résistants ou de gaullistes, voire d'antinazis, que de pétainistes, qui avaient de l'Allemagne une image des plus fantaisistes (Maeterlinck), irénique (Breton), quand ils n'étaient pas plus ou moins indifférents comme Lévi-Stra
DistributeurHACHETTE LIVRE
Date de publication04 mai 2005
Contributeur(s)Pierre-Emmanuel Dauzat
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché