Repenser l'écologie avec le Tao et le Zen. Une réflexion nourrie d’une longue confrontation avec l’âme de la Chine.
Dans son rapport à la nature, l’homme moderne semble s’être fourvoyé. Héritière d’une tradition dualiste née des pensées grecque et judéo-chrétienne, sa perspective humaniste s’est édifiée sur une représentation du monde où l’homme est la mesure de toute chose. La nature n’est plus dès lors qu’un décor qu’il peut exploiter à volonté. Au fil des siècles, de vaines tentatives pour sortir de ce paradigme ont été esquissées au temps des Lumières, avec Schelling et les romantiques ou, en Amérique, avec les tenants du transcendantalisme, Emerson, Thoreau, Whitman, Muir ou Burroughs.
En contrepoint de cette approche prosaïque et destructrice pour l’environnement, l’âme millénaire de la Chine a privilégié le « naturel » sur la nature et considéré que ce « souffle », dont l’homme n’est qu’une expression parmi d’autres, avait unifié le chaos originel. De ce