L'auteur a voulu saisir ici quelques-uns des aspects du monde musulman au Moyen-Age, tel qu'il a été décrit par les géographes arabes : d'abord, ce qui le délimite, plus ou moins : la frontière ; puis deux composantes qu'il partage avec la terre entière, mais voit de son propre regard : la mer et la montagne ; enfin, ce qui lui appartient sinon en propre, du moins en tel nombre et avec une telle puissance qu'il marque là une différence essentielle avec le reste du monde médiéval, la Chine exceptée peut-être : la ville.
Après quoi, place est faite à l'extérieur de l'Empire, à l'Extrême-Orient, Constantinople et Rome. Monde souvent mal connu, enjolivé par le merveilleux des lointains ou, pour Byzance et ses territoires, vu dans la référence implicite à l'Islam et à sa propre capitale, dans un climat d'hostilité et de fascination mêlées.
Pour finir, André Miquel s'est effacé devant un auteur, dont le récit ne nous est parvenu qu'en fragments disséminés : ils trai