« Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie, jamais », prévient Baudelaire.
Or, depuis le XIXe siècle, la poésie est marquée par une double suspicion : vis-à-vis du langage et vis-à-vis de Dieu. La « mort » de Dieu a remis en question ce dont il était jusqu'alors garant : un certain accord entre les mots et les choses. Les poètes ont alors dû choisir une voie. Celle d'une écriture close sur les potentialités internes du langage ou bien celle d'une poésie luttant pour la préservation d'une transcendance. Une certaine modernité poétique fait le choix de déceler l'absolu du milieu de nos jours. Comment la poésie fait-elle entendre l'inouï du réel et de l'Autre, ouvrant des voies d'accès à ce qui nous déborde et nous excède ?
Parmi les réfl exions ici proposées, certaines revêtent une forme universitaire, avec un effort soutenu de rigueur scientifi que, tandis que d'autres se revendiquent plus méditatives, proches parfois du poème. Partant de la manduca
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché