« L'oeil est fait pour voir », « seuls les plus adaptés survivent », « l'évolution est un progrès », etc. Autant d'affirmations qui assimilent implicitement le travail de la nature à celui d'un ingénieur manipulant la matière vivante avec des objectifs : un appareil de vision, une adaptation aux conditions environnementales, un progrès technique. La biologie est la seule science qui, encore aujourd'hui, accorde une telle place au finalisme, banni de-puis l'époque moderne en raison de son anthropomorphisme. N'est-ce là qu'une métaphore pédagogique ? Henri Bergson, au début du XXe siècle, y voit au contraire le symptôme de l'échec de la science face au vivant. Tout en défendant l'évolution des espèces, il dénonce les limites de la science qui l'étudie. La théorie de l'évolution, telle qu'elle est formulée à son époque, est incapable de prendre en compte l'histoire et la créativité du vivant, ce qui la condamne à attribuer tacitement à la nature des intentions et à se charger ainsi de pré
DistributeurUNION DISTRIBUTION - UD
Marque EditorialePUF
LangueFrançais
Poids476 gr
Nombre de pages368
Date de publication09 octobre 2024
Notes bibliographiques
Mathilde Tahar est agrégée de philosophie et docteure en philosophie de la biologie (université Toulouse II et Muséum national d'histoire naturelle). Spécialiste de la philosophie d'Henri Bergson et d