Rilke rencontre Verhaeren pour la première fois en novembre 1905, à Saint-Cloud, alors qu'il est encore pour quelques mois le secrétaire de Rodin à Meudon. Rilke, encore presque inconnu, approche la trentaine. Verhaeren, âgé de 50 ans, est au faîte de son oeuvre et jouit d'un immense prestige dans l'Europe entière.
Dès la première rencontre, Rilke se sent « de bonnes affinités silencieuses » avec Verhaeren. Les années ne feront que renforcer ce premier sentiment, et hisseront le poète belge à la hauteur d'un « merveilleux et puissant ami ». À Stefan Zweig, qui écrit un livre sur Verhaeren, Rilke déclare en 1907 : « On n'exagère jamais lorsque, pour parler de Verhaeren, on reporte tel quel sur son oeuvre tout l'amour qu'on éprouve pour son être. »
Si Verhaeren, par sa nature, arrive à forcer la porte de l'univers, il n'en est pas de même pour Rilke qui doit attendre patiemment, douloureusement, qu'elle s'ouvre à lui. «Chemin lent et solitaire », comme il l'écrit dans l'une des lettres
Poids200 gr
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché