« Un corps criblé de coups de couteau et une mare de sang, au milieu d’une cour d’école. La scène de crime saisit d’effroi les gendarmes, ce matin d’octobre 1984, à Penly, près de Dieppe. La victime est une adolescente de quatorze ans. Elle s’appelait Nathalie. Son assassin, Alfred, vingt-neuf ans, se disait éperdument amoureux d’elle, mais leur différence d’âge rendait cette histoire impossible. Alors, il l’a tuée de sang-froid et avec préméditation.
Cette histoire, c’est celle de ma famille. Nathalie, ma cousine, était née trois ans avant moi. Et personne n’a su empêcher ce drame. Son destin tragique nous replonge dans une époque où le mot “féminicide” n’existait pas. Cette France des anné