« Dire et vouloir dire » est le premier livre publié par Stanley Cavell, et peut-être le plus important. On y trouve tous les thèmes de sa philosophie : un nouvel usage des actes de langage d'Austin, la ligne directrice de sa lecture radicale de Wittgenstein, l'émergence de la tragédie shakespearienne comme grand texte sceptique. Mais l'intérêt du livre est aussi dans la voix qu'il fait entendre : celle du langage ordinaire, de la valeur et de la validité de ce que « nous » disons, d'un sens moral et esthétique fondé sur l'expressivité d'un « vouloir dire ». Cette approche, que l'on retrouve dans chacun des essais qui composent ce volume, définit le champ de ses objets, ceux d'une esthétique de l'ordinaire : de Shakespeare à Freud et Beckett en passant par le romantisme américain, la cinéma de Hollywood, la critique d'art contemporaine. « Dire et vouloir dire » est en effet un livre sur le « moderne » et sur la possibilité et la définition de la critique, assise sur notre capacité à re
Nombre de pages526
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché