« L’érotisme est quête de plaisirs. L’érotisme est ambigu. Il révèle et travaille la part obscure et sublime de chacun d’entre nous ; l’obscénité y coudoie le raffinement et le pur l’impur : l’érotisme conjugue les genres. Depuis toujours il est contre-culture. Il méprend les classes, les races, les genres, les préjugés, les hiérarchies ; il est cosmopolite et imprévisible. Il est émancipateur : sans liberté de la femme, il n’y a pas d’érotisme. Au temps de l’égoïsme roi, c’est un lieu de rencontre, une fête concélébrée, une soif d’altérité : un partage, un antidote à la noirceur de l’époque. Et un formidable matériau littéraire, ludique, ardu, ambitie