André Malraux et Roger Martin du Gard ont entretenu une relation amicale suivie, nourrie de conversations régulières et parfois enflammées. Cette proximité n'allait pas de soi. Le Prix Nobel de littérature 1937 est un auteur ancré dans la fin du XIX? siècle, héritier d'une longue tradition bourgeoise, romancier objectif et scrupuleux, peu versé dans la poésie, moins encore dans l'aventure. Le jeune André Malraux est quant à lui un écrivain résolument tourné vers le XX? siècle, d'extraction modeste mais de moeurs flamboyantes, poète farfelu, aventurier mystique. Et pourtant, cette correspondance témoigne de leurs préoccupations communes et de la place qu'y tint, sans exclusive, la littérature. Les deux hommes, qui partagent un profond attachement à la dignité des hommes et une vision lucide de leur condition dans les remous de l'histoire, se sont véritablement rapprochés pendant l'Occupation. Ils se lisent et commentent leurs oeuvres respectives, avec admiration et sans complaisance. Et
Poids1 gr
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché