Réunissant les réflexions de plusieurs spécialistes d'histoire, d'histoire de l'art et de littérature, ce livre interroge la pertinence opératoire de la notion de propagande à l'époque moderne lorsque l'opinion publique ne constitue pas encore un acteur politique avec lequel les gouvernants composent, même s'il est de plus en plus présent dans leur horizon d'adresse.
Alors qu'en Europe occidentale la diffusion des procédés d'impression bouleverse les rapports des contemporains à l'écrit, et à mesure que l'accès à l'information se généralise grâce à de nouveaux médiums (nouvelles à la main, périodiques, gravures...), les puissants réalisent que la maîtrise de leur image et la promotion de leurs actions exigent toute leur attention. En un temps où les paysages médiatiques connaissent de profondes mutations et où les logiques partisanes s'affirment comme le corollaire d'une politisation accrue des indi