C'est à une redécouverte radicale du génie singulier de Constable qu'invite cette monographie. Les études sur John Constable souffrent aujourd'hui, tant en Angleterre qu'en France, d'un étrange paradoxe : rares sont les artistes sur lesquelles on dispose d'autant de sources premières, et pourtant, l'appréciation de son oeuvre reste encore trop souvent confinée dans un malentendu.
En France, où se tiendra cette année la première exposition Constable depuis la présentation de quelques toiles au Salon de 1824, l'oeuvre est mal connue, et souvent pensée comme une survivance d'un courant naturaliste à un moment où un autre peintre, Turner, jette les bases d'un nouvel art moderne.
En Angleterre, si la situation n'est pas comparable, ne serais-ce qu'en raison de l'abondance des oeuvres présentes dans des