S'il est une réalité qui caractérise l'époque patristique, c'est bien la fraternité qui a permis aux communautés chrétiennes, réunies autour de leur Abba qu'était l'évêque, de durer malgré les persécutions. Bien que la mise en oeuvre de la fraternité réponde à l'anima una et au cor unum de la première communauté de Jérusalem, comme l'explique Jaime García à propos d'Augustin, il ne faudrait pas non plus idéaliser, car les tensions n'étaient pas absentes des premières communautés, comme s'en fait l'écho, par exemple, l'Épître aux Corinthiens de Clément de Rome. Il n'en demeure pas moins, comme le montre Michel Dujarier que, dans les premiers siècles, l'Église se définit comme fraternité. «L'emploi de ce mot (adelphotès), précise-t-il, était une nouveauté remarquable [...]. L'appellation de frères ou de soeurs est devenue d'une utilisation très fréquente entre les chrétiens à cause de leur lien vital avec le Christ-Frère» (p. 2). À partir du IVe siècle, et souvent en réaction à l'ari
Poids118 gr
DistributeurHACHETTE LIVRE
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché