Après leur prédiction par Einstein en 1925, les gaz condensés de Bose sont restés longtemps des vues de l'esprit car, par la faute d'interactions attractives, aucun système connu ne restait gazeux à suffisamment basse température pour en permettre l'observation. Mais des théories microscopiques ont été développées, comme celle très féconde de Bogolioubov en 1947, pour comprendre les effets d'une interaction modèle répulsive sur les propriétés statiques et dynamiques du gaz, dont la superfluidité. En 1995, coup de théâtre : les premiers condensats de Bose-Einstein gazeux sont réalisés avec des atomes froids d'alcalins au JILA et au MIT ; très peu denses, ces systèmes échappent temporairement à la solidification et sont en interaction effective répulsive. Plusieurs équipes s'engouffrent dans la brèche, y compris à l'ENS Ulm. Pour expliquer les premières observations, des approches macroscopiques simples suffisent. L'accent est mis sur les effets du piège harmonique absent des théories fo
Date de publication22 mai 2025
Nombre de pages562
Marque EditorialeEDP SCIENCES
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché