Cet ouvrage se penche sur la délicate question de la persistance de traces conservées par le bébé de la période périnatale (de la fin de la grossesse à la période postnatale). Ces traces sont une forme de mémoire qui échappe à l’évocation classique du souvenir.
Les personnes avec autisme les portent plus « visiblement » que la population générale. Il ne s’agit bien sûr pas de souvenirs au sens commun du terme mais de persistances de premiers états sentis du corps, des sensations et des émotions relevant de cette période qu’Éric W. Pireyre appelle « originelle ». Les connaissances apportées récemment par les neurosciences rendent bien compte de ce phénomène. Ces traces des derniers temps de la vie utérine et des premiers temps de la vie a&eacu