Comment expliquer la présence, si proches l'une de l'autre, de cathédrales aussi différentes que celles d'Albi, avec son choeur clos, de Castres avec son grand retable devant un choeur ouvert, de Montauban avec son autel central entre les stalles et la nef ? Est-il concevable qu'une même liturgie fasse une place aussi variable au clerc et au laïc par la conception des lieux ? Dans « La Bible et la liturgie en français. L'Église tridentine et les traductions bibliques et liturgiques (1600-1789) », publié en 1990, Bernard Chédozeau a étudié les choix divers par lesquels l'Église tridentine a répondu aux demandes du laïc pour accéder à la lecture des textes bibliques et liturgiques : à partir des textes romains (« Index librorum prohibitorum », « Regulae Indicis », « Observationes » complémentaires), certains choisirent une voie restrictive (en Espagne en particulier) les clercs français adoptèrent une attitude plus souple enfin, à partir du milieu du siècle, Port-Royal tenta de faire de
Date de publication17 janvier 1998
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché