La résistance à la modernité doit désormais laisser place à la positivité d'un cheminement. La grande tradition des antimodernes (Charles Péguy, Georges Bernanos, Léon Bloy, Simone Weil...) accompagne toujours le travail exigeant de la revue Philitt, mais celui-ci se double à présent d'une recherche approfondie sur nos contemporains. Contre une certaine paresse intellectuelle qui se résume au constat d'un déclin de l'art et de la pensée, Philitt entend bien identifier ceux qui, au XXIe siècle, produisent une oeuvre de grande valeur. Ainsi, après s'être abreuvé à la source des auteurs du passé, il s'agit désormais de dégager un chemin en prenant appui sur ceux qui pensent le monde d'aujourd'hui et les affects négatifs de la modernité tardive : une technolâtrie sans limites appelant de ses voeux le triomphe de l'IA et du transhumanisme, un déni de la crise écologique assurant la perpétuation du business as usual, un affaissement du débat intellectuel aboutissant à des prises de posi