Ouvrage collectif sous la direction de Denis Coutagne et François Chédeville
La colline des Lauves est le dernier « lieu » de Cezanne. Là, il se fait construire enfin « son » atelier en 1901-1902 pour ses Grandes Baigneuses. Il y travaille jusqu’en 1906. Des amis viennent le voir : Émile Bernard, Charles Camoin, Maurice Denis… Il monte sur la colline des Lauves et, depuis le « jardin des peintres », se confronte pleinement au motif de la montagne Sainte-Victoire. Les pommes, draperies et vases sont disponibles pour des natures mortes à l’atelier. Vallier, le jardinier de Cezanne, est là, témoin silencieux d’une mort qui approche. Cezanne n’a de cesse de le peindre ! D’ailleurs c’est au-dessus de l’atelier, au cabanon Jourdan, que le peintre, qui voulait mourir le pinceau à la main, se laisse surprendre par un orage glacé le 15 octobre 1906. On le retrouvera comateux au bord du Chemin.
Il reviendra le lendemain à l’atelier poser une dernière touc