Après le triptyque de La Représentation des corps et du ciel - Le grand silence (2011), Le temps ouvre les yeux (2013) et Présent absolu (2014) -, après Ce que dit le Centaure mettant en scène le Temps, le Songe et le Chant, c'est une méditation plus vaste encore qui est ici proposée au lecteur.
D'emblée le propos, philosophique autant que poétique, en est posé par l'épigraphe de Lucrèce : « Tu parais, et les vents, les nuages du ciel / à ta venue s'enfuient, sous tes pas la terre / brode de tendres fleurs, le miroir de la mer sourit, / et le ciel apaisé brille d'une lumière immense. »
De quelle apparition s'agit-il ? Celle qui se révèle à nous dans la vie de chaque instant, dans le mouvement des formes, des couleurs, des significations. De tout cela que voyons-nous, que comprenons-nous ? « Tout est tellement incompréhensible », écrivait Etty Hillesum devant le lupin violet éclos dans le camp de Westerborck.
« Le poème, indique une courte préface, serait cette parole plus fluide q
CollectionCAHIERS D'ARFUYEN
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché