Bourgeois et ouvriers déambulant dans le Paris d’Haussmann, raboteurs de parquet et canotiers saisis dans l’effort, jeunes célibataires jouant aux cartes ou observant la ville depuis leurs balcons, hommes nus à leur toilette… Les figures masculines et les portraits d’hommes dominent l’œuvre de Gustave Caillebotte (1848 – 1894), à la différence de ses confrères Degas, Manet ou Renoir.
Tout autant que ses cadrages immersifs et ses complexes effets de perspective, la façon dont l’artiste observe et peint les hommes de son temps et de son entourage constitue l’un de ses apports majeurs à l’impressionnisme. A l’époque du triomphe de la virilité militaire, du patriarcat bourgeois et de la fraternité républicaine, Caillebotte questionne subtilement les normes de genre et les catégories sociale