Tous ceux qui s'intéressent quelque peu à la Chine savent combien les artistes chinois ont trouvé leur inspiration dans le taoïsme et dans le bouddhisme. On sait moins la place extrêmement importante que la pensée des Lettrés, c'est-à-dire le confucianisme, réserve à la pratique de certains arts : la musique, la calligraphie, la peinture et la poésie. En Chine classique, ces disciplines sont loin d'être considérées comme des passe-temps et c'est seulement en les pratiquant qu'il est possible d'atteindre le fond des choses. Plus qu'au langage et au raisonnement discursif, c'est en effet à l'art qu'il revient en Chine, de rendre présent l'impalpable, de montrer l'invisible, d'approcher ce qui, au coeur de toutes choses, permet aux souffles de circuler, à la vie de se manifester. Pour appréhender cela, il faut remonter à la source de la pensée chinoise en égrenant des notions suffisamment fondamentales pour être communes aux penseurs, aux stratèges, aux artistes, aux gouvernants et aux mé
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché