S'il fallait situer Alain Maumejean, ce serait sans doute du côté de Beckett et de Blanchot, de Cioran et de Michaux. Une écriture sans concession, qui traque l'auteur et le lecteur après lui dans les méandres de tous les mensonges consolateurs et le laisse seul et nu face au peu de lui-même : « que dire d'une telle chronique de vacuité se vouant à la plainte, quand il est cependant exclu de ne rien dire, quand de n'attendre rien ne supporte pas la malédiction de se taire... que me dire d'autre que cela seul : qu'il ne m'est pas permis de ne plus rien attendre. ce qu'il faut nommer silence, serait-ce ici ce que je ne sais pas dire alors que, pour toi, ô mon lecteur, et ce seul autre qui revient à moi-même, s'il faut que nous demeurions ensemble, c'est de retourner ensemble au silence qui est ce qu'ensemble nous disons. »
Pas de poèmes, qui seraient déjà l'acceptation d'une convention, d'une finalité. Masi une prose tâtonnante, taraudante, vrillante. Incertaine, quoique somptueuse souv
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché