« Quand il a ouvert la porte de la chambre 807, son visage m’a semblé familier. J’ignore si un scientifique a déjà étudié ce que l’on ressent au moment de retrouver un proche perdu de vue, mais pour ma part c’était une intuition animale. J’ai eu le sentiment immédiat d’être en face de mon géniteur. »
De leur père indonésien, Gurvan et Joseph ignorent presque tout. Parti quinze ans plus tôt, il n’a jamais tenu sa promesse de rentrer à Brest pour fêter Noël avec eux. Évaporé, il a laissé pour seul héritage deux photos qui ont fini par blanchir. Mais qui est cet homme aux allures de bad boy du cinéma hongkongais que ses enfants n’ont cessé d’admirer et d’imaginer malgré la douleur de l’abandon&