Comment vivre à petit feu quand on a connu l’absolu ? À 19 ans, Georges le maladroit, le presque rien, a reçu comme un éblouissement. Il a cru que son destin de petit Français était de prendre part à la grande histoire, à l’insurrection armée qui embrasait alors l’Italie. Vite arrêté et condamné, il est retourné vaincu vivoter dans son Bourbonnais natal. Plus de trains de nuit, de planques chez les camarades, d’émeutes dans les rues de Turin et Bologne.
Depuis, Georges semble un de ces perdants qu’on n’écoute guère, un simple, un « poète » il préfère dire, un marginal dont les autres brocardent la parole rugueuse.
Quarante ans qu’il en est ainsi. Pourtant, Georges tire force et lumière de ces années lointaines que les vainqueurs