Les années 90 ont vu une renaissance remarquable des réflexions philosophiques consacrées à l'esthétique. Et d'autant plus étonnante que ces débats ont trouvé, au moins momentanément, un écho public au-delà de la sphère de la philosophie professionnelle, notamment dans ce qu'il est convenu d'appeler "le monde de l'art". De là à croire en une renaissance de la doctrine esthétique elle-même conçue comme une discipline philosophique fondatrice, il n'y a qu'un pas que certains philosophes se sont empressés de franchir. En s'attachant à une analyse non préconçue des faits esthétiques, les réflexions des années 90 ont mis en pièces les présupposés essentiels de ce qui avait constitué jusque là le ciment unificateur de l'esthétique conçue comme doctrine philosophique. De cette analyse il découle aussi que le jugement de goût n'est ni le noyau ni le but de la relation esthétique, il en est simplement une conséquence éventuelle. Si le jugement esthétique est la traduction objectivante de la rel
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché
DistributeurUNION DISTRIBUTION - UD
Marque EditorialePUF
Livre de pocheOui
CollectionCollège international de philosophie
LangueFrançais
Notes bibliographiques
Jean-Marie SCHAEFFER est écrivain son dernier ouvrage est : "Pourquoi la fiction ?" Ed. du Seuil, 1999