Omniprésente dans l'oeuvre de Claude Simon, la nuit est envisagée dans le n°21 des Cahiers Claude Simon selon deux approches. Intertextuelle, en premier lieu, à travers l'analyse des liens noués par les écrits simoniens avec les romans de Louis-Ferdinand Céline, pour lesquels Claude Simon manifeste un intérêt majeur, notamment pour Voyage au bout de la nuit qu'il considère comme « le grand livre de l'après-guerre ». Les diverses études réunies commentent cette immersion dans la nuit de l'Histoire commune aux deux écrivains en décrivant les conjonctions et les disjonctions que l'on peut établir sur les plans thématiques, stylistiques et génériques entre les deux oeuvres. Le second volet s'intéresse plus spécifiquement aux « nocturnes » que recèlent les fictions simoniennes, événements cruciaux de l'intrigue se déroulant la nuit ou souvenirs longtemps enfouis émergeant métaphoriquement de la nuit mémorielle, avec une attention particulière portée aux effets d'opposition entre nuit et jou