Considérée comme un événement poétique, la parution de J'écris l'Iliade a été accompagnée par une critique nombreuse et manifestement conquise. On salue une véritable apothéose, le fait d'un écrivain « superlatif et grandiose » en proie à une « hybris extraordinaire et proprement sublime ». On relève, inaugurées par La Petite Beune (2023), l'audace, l'allégresse et l'euphorie énonciative d'une nouvelle écriture totalement « désinhibée » : autodérision, mégalomanie rieuse, ivresse langagière oscillant entre l'épique et le comique – toutes marques d'une « vita nova », d'un désir souverain, résurrectionnel, inauguré par ce retour à Homère. En bref, on célèbre un récit éblouissant, érudit, audacieux, sensible et profond, dans la fulgurance d'images « inattendues, aiguisées, allègres ». Pierre Michon lui-même a accompagné cette publication en accordant six entretiens auxquels il faut ajouter celui, recueilli par Augustin Trapenard pour La Grande Librairie, diffusé dans l'émission du 1