Née de parents juifs russophones arrivés en France au début des années 1920, Judith Haït-Hin a quinze ans lorsqu’en juin 1940 elle fuit la capitale devant l’avance allemande. Dès 1941, à Montpellier où sa famille s’est réfugiée, elle intègre un groupe de la MOI (Main-d’oeuvre immigrée). Fuyant l’entrée des Allemands en zone Sud, elle se retrouve, en novembre 1942, à Grenoble, en zone d’occupation italienne. C’est là qu’elle s’engage dans les FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans de la Main-d’oeuvre immigrée). En 1943, elle gagne Toulouse et devient Commissaire aux effectifs de la « 35e Brigade ». En 1944, elle est en Meuse, membre de l’état-major départemental des FTP, chargée d’organiser les nombreux étrangers qui séjournent dans les forêts du département. À la Libération, elle accompagne quelque temps le « Bataillon de la Meuse » qui sera intégré à la Colonne Fabien, puis à la 1re Armée du général de Lattre d