Le secrétaire d'État Villeroy, dans ses Mémoires, attribue à son contemporain Richelieu "une passion démesurée de se faire un jour canoniser" en détruisant partout l'hérésie. On constate en effet que le cardinal-ministre n'a rien négligé pour tenter de s'octroyer la gloire d'amener à résipiscence par la seule contrainte persuasive de la controverse l'hérésie protestante. 1618, à la suite d'une polémique intervenue entre le confesseur du roi, le Père Arnoux et quatre ministres protestants de Charenton, il a publié un premier traité, les Principaux points de la foy de l'Église catholique défendus contre l'écrit adressé au Roi par les quatre ministres de Charenton. À cet ouvrage de circonstance, fait écho, à l'autre bout de sa carrière, une œuvre plus originale : le Traitté qui contient la méthode la plus facile et la plus assurée pour convertir ceux qui se sont séparez de l'Église, qu'il laisse inachevé et qui sera publié à titre posthume par les soins de la duchesse d'Aiguillon en 1651