On peut, de Marcel Aymé, faire un habitué d'un quelconque café du commerce d'une petite ville de province. Et c'est vrai que l'homme s'enracine à un terroir : il sait les matins bleus des monts du Jura et le vert livide des folles herbes ensauvagées parmi les seigles. Il sait, aussi, se perdre dans ces yeux glauques des mares inattendues qu'on trouve dans les seignes franc-comtoises. Pays de
landes, où errent d'inceratines eaux que les orages pourchassent, et malheur aux fermes qui sont construites en ces lieux, car le feu du ciel les détruit à coup sûr. Déjà, ce monde, qu'on croyait si sûr, et qui paraît donné de toute éternité, tremble. M. Aymé le peut retrouver en la Ville par excellence, Paris. Il y recherche des échoppes louches et des impasses qui lui procurent, de la province, ces soirs tristes et déserts qu'elle seule sait offrir. Mais il ne suffit pas au réel de trembler et d'être transi. Voici que "trésit" soudain l'autre. À lire les brouillons, que procure l'appareil critiqu