"Je m'étudie à disposer par ordre ce que je dis, afin d'en donner plus claire et facile intelligence", écrivait Calvin. Ainsi a-t-on fait dans ce volume, qui voudrait faire redécouvrir ou (soyons francs) découvrir une oeuvre à facettes. Au sommaire, plusieurs sections : Calvin théologien, prédicateur, pédagogue, polémiste, épistolier, associé à la mise en place de structures sociales, économiques ou politiques appelées à se développer pendant des
siècles, Calvin "autobiographe" aussi, même si le mot est infidèle à ce que sont vraiment les textes dans lesquels l'homme transparaît derrière le réformateur. Et au-delà de ces facettes, une constante : Calvin écrivain, l'un des créateurs de la langue française classique, l'inventeur d'un art d'écrire qui forme une "rhétorique de la simplicité", le maître d'un style qu'un de ses plus farouches détracteurs qualifiait, à regret, d'"éloquent et
admirable", et sans la ravageuse efficacité duquel ses idées n'auraient pas eu l'influence (immense) q