Les Romantiques étaient probablement platoniciens, qui cherchaient la vérité de l'être au-delà de la réalité sensible, ombre pâlie d'un éternel dont ils étaient en quête. Puis vint Balzac, qui remit au monde le monde dans lequel les hommes s'agitent, vivent et meurent. C'est
à quoi s'employèrent également Zola, les Goncourt et d'autres, dont Daudet. Il n'est pas certain - comme le remarque finement Gustave Lanson - que l'influence de l'école naturaliste fut "pour le bien" de Daudet. Il n'avait pas la force de Zola, mais il a un charme - c'est Flaubert qui le note - que ne possède pas l'auteur des Rougon-Macquart, les yeux d'un homme dont le paradis serait encore en province et que le monde des villes et du travail met en effroi. Ce tome rassemble trois grands romans, qui sont le versant Zola de Daudet. Elle est retrouvée, quoi ? La nature ! Mais elle n'est pas gaie. Qu'on en juge : Jack, ou les malheurs de l'enfant illégitime. Cette oeuvre, qu'on peut lire comme une suite du Petit Chos